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Le mobile de dirigeant,
la donnée qu'aucun registre ne contient

Tout le reste d'une fiche entreprise est public : la raison sociale, le SIRET, le code d'activité, l'adresse, le nom du dirigeant. Le numéro sur lequel on le joint réellement, non. Il ne figure dans aucun répertoire officiel, et c'est la seule explication nécessaire à sa rareté comme à son prix. Cette page dit d'où il vient, ce que nos propres relevés mesurent, et pourquoi nous le facturons 0,80 € quand une adresse générique en vaut 0,20 €.

Point de départ

Ce qu'aucun registre ne publie

Les sources officielles sur lesquelles repose un fichier d'entreprises françaises recensent des personnes morales et des mandats. Le répertoire Sirene identifie l'établissement, son activité, son adresse. Les registres de greffe publient l'identité des dirigeants et la nature de leurs fonctions. Ces jeux de données remplissent une mission d'information légale sur les entreprises, pas d'annuaire téléphonique de leurs dirigeants.

La conséquence est directe : aucune extraction, si fine soit-elle, ne fera sortir un mobile d'une base officielle, pour la raison simple qu'il ne s'y trouve pas. Un prestataire qui annoncerait un taux de couverture élevé en mobiles obtenus par extraction de registres décrirait une opération qui n'existe pas.

Le numéro existe pourtant quelque part, et toujours au même endroit : là où l'entreprise a décidé elle-même de le publier. C'est ce déplacement — de la base officielle vers le web ouvert — qui détermine à la fois la méthode, la couverture et le coût.

Nos relevés

Deux mesures, et ce qu'elles disent

Plutôt que d'affirmer que le mobile est rare, voici ce que nous mesurons. Deux relevés qui ne portent pas sur la même chose : l'un sur ce que contenait une base achetée, l'autre sur ce que produit notre propre chaîne de collecte.

Base de données d'entreprises
0,2 %

Part des lignes comportant un mobile, sur une extraction de 96 184 entreprises du secteur financier en Île-de-France. De l'ordre de deux cents numéros pour près de cent mille sociétés.

Notre chaîne de collecte
25 à 30 %

Part des lignes traitées livrant un mobile exploitable, observée sur l'ensemble de notre activité d'enrichissement. Même univers de départ, résultat sans commune mesure.

Ces deux nombres ne se comparent pas terme à terme : le premier mesure ce que contenait une base de données d'entreprises achetée, le second ce que rend un parcours des sites web. Lus ensemble, ils expliquent une décision de méthode. Acheter une base et espérer qu'elle contienne des mobiles ne mène nulle part — 0,2 %, c'est l'équivalent de rien sur un ciblage de quelques centaines de lignes. Aller chercher le numéro là où il est publié fait passer le rendement à plus de cent fois celui de la base achetée. C'est tout l'écart entre une donnée qu'on espère trouver et une donnée qu'on va produire.

Il faut dire aussi ce que ces chiffres ne sont pas. Le premier porte sur une extraction, un secteur, une région : il dit ce que contenait cette base-là, pas ce que contiennent toutes les bases du marché. Le second est une fourchette observée sur notre activité, pas un engagement contractuel. Aucun des deux n'est une statistique de secteur, et nous ne garantissons aucun taux de couverture : il dépend du métier visé, de la taille des entreprises et de leurs habitudes de publication, et il varie d'un ciblage à l'autre.

Provenance

D'où vient réellement un mobile de dirigeant

Quatre endroits concentrent l'essentiel de ce qui est trouvable. Un scanner développé en interne parcourt les sites des établissements ciblés et en extrait les numéros publiés ; ce qui suit décrit ce qu'il rencontre.

Le site de l'entreprise

La page d'accueil et les pages de présentation affichent fréquemment un numéro de contact direct, surtout dans les structures où le dirigeant est aussi l'interlocuteur commercial. Dans une entreprise de deux personnes, le numéro affiché est presque toujours celui du gérant.

La page contact

C'est l'endroit le plus évident, et aussi le plus inégal : certaines n'affichent qu'un formulaire, d'autres un standard, d'autres encore une liste nominative avec les lignes directes de chaque interlocuteur. Le rendement de cette page varie plus d'un secteur à l'autre que d'une taille d'entreprise à l'autre.

Les mentions légales

Obligatoires sur tout site professionnel, elles identifient l'éditeur et comportent souvent un numéro de téléphone. Sur les sites d'entrepreneurs individuels, ce numéro est régulièrement celui du dirigeant lui-même, puisque l'entreprise et la personne se confondent.

Les documents publiés

Plaquettes, devis types, conditions générales, fiches d'intervention mises en ligne : ces documents reproduisent souvent une signature complète avec ligne directe. Ils sont moins consultés que les pages du site, donc moins souvent mis à jour — un point à garder en tête sur la fraîcheur.

Couverture

Pourquoi elle varie autant d'un secteur à l'autre

La différence ne tient pas à la technique mais au métier. Un artisan, un garagiste, un transporteur, un dépanneur affichent leur mobile parce qu'être joignable est une condition d'activité : un client qui ne les atteint pas appelle le suivant. Le numéro est publié volontairement, souvent en évidence.

À l'autre extrémité, un cabinet d'avocats, une étude notariale, un cabinet médical organisent précisément l'inverse. L'accès passe par un secrétariat, et cette médiation fait partie du service rendu comme de l'organisation du travail. Le mobile du dirigeant existe, mais il n'est publié nulle part, et aucune méthode de collecte ne le fera apparaître.

Entre les deux se trouvent la plupart des structures intermédiaires, où la publication dépend moins du secteur que de la taille : dans une entreprise de deux ou trois personnes, le numéro affiché est presque toujours celui du dirigeant, parce qu'il n'y a personne d'autre pour répondre. C'est pourquoi la couverture suit souvent la petite taille plus fidèlement que l'activité.

En prospection

Ce que le mobile change concrètement

L'intérêt de cette donnée ne tient pas à sa rareté mais à ce qu'elle permet. Trois effets, qui ne jouent pas tous dans le même sens.

01

Le barrage disparaît

Un appel sur un standard passe par quelqu'un dont le travail consiste précisément à filtrer. Un appel sur un mobile arrive directement sur la personne qui décide. Ce n'est pas une garantie d'être écouté, mais c'est la suppression d'une étape où la plupart des tentatives s'arrêtent.

02

L'appel suit la personne

Un fixe sonne à un endroit, à des horaires. Un mobile suit son titulaire — sur un chantier, entre deux rendez-vous, dans un atelier. Pour les métiers qui ne sont jamais à un bureau, c'est souvent le seul canal téléphonique qui ait une chance d'aboutir.

03

Le créneau se déplace

Joindre un dirigeant sur son mobile autorise des horaires qu'un standard ne couvre pas, et en interdit d'autres : appeler pendant une intervention dessert davantage qu'un appel manqué. Le gain d'accès se paie en exigence sur le moment choisi.

Cadre légal

Un mot sur le cadre, traité ailleurs

Un numéro publié par une entreprise sur son propre site reste une donnée personnelle dès lors qu'il permet d'identifier quelqu'un, et le fait qu'il soit accessible ne vaut pas accord pour être démarché. La prospection d'un professionnel dans le champ de son activité relève du régime décrit par la CNIL : information de la personne, et possibilité de s'y opposer simplement.

Sur le téléphone précisément, le passage au consentement préalable intervenu le 11 août 2026 vise le consommateur et non le professionnel sollicité dans son domaine d'activité. Reprendre ce sujet ici n'apporterait rien : il est traité en entier, textes et références à l'appui, par la page RGPD et prospection B2B.

Prix

Pourquoi 0,80 €, et comment c'est facturé

Quatre fois le prix d'une adresse générique d'entreprise, qui est à 0,20 €. L'écart ne traduit pas une valeur perçue mais un coût de production : l'adresse générique figure sur la page de contact et s'extrait mécaniquement, le mobile suppose de parcourir le site, de repérer le numéro parmi d'autres, de déterminer s'il désigne un standard ou une personne, et d'écarter ce qui n'est pas exploitable. Sur l'ensemble des lignes que nous traitons, cette chaîne aboutit dans 25 à 30 % des cas : les 70 à 75 % restants ont coûté du traitement sans rien produire.

La facturation découle de cette couverture partielle. Le mobile est facturé à l'unité, uniquement sur les lignes où il est effectivement livré. Une entreprise pour laquelle aucun numéro n'a été trouvé n'entre pas dans la facture au titre de ce champ. Autrement dit, vous ne payez pas un volume commandé mais un volume obtenu, ce qui est la seule façon honnête de vendre une donnée dont personne ne peut garantir le taux de présence.

En pratique, cela veut dire qu'un ciblage de mille entreprises ne produit pas mille mobiles, et que le budget correspondant ne se calcule pas en multipliant mille par 0,80 €. Le volume réellement disponible sur un ciblage donné se chiffre avant commande — c'est la seule manière de savoir ce que vous obtiendrez. La grille complète et ses paliers dégressifs restent par ailleurs applicables, et la formation des prix sur ce marché est détaillée sur une autre page.

Questions fréquentes

Questions sur les mobiles de dirigeants

Parce que les registres d'entreprises recensent des personnes morales et des mandats, pas des moyens de joindre quelqu'un. Le répertoire Sirene publie l'identité de l'établissement, son code d'activité, son adresse ; les registres de greffe publient les dirigeants et leurs fonctions. Aucun de ces jeux de données n'a vocation à diffuser un numéro de téléphone personnel, et aucun ne le fait. Un mobile de dirigeant ne s'extrait donc pas d'une base officielle : il se trouve là où l'entreprise a choisi de le publier elle-même.

Nous ne garantissons aucun taux, parce qu'il dépend entièrement du secteur et de la taille des entreprises visées. Deux repères issus de nos propres relevés : sur une extraction de 96 184 entreprises du secteur financier en Île-de-France, la base de données d'entreprises exploitée ne comportait un mobile que sur 0,2 % des lignes ; notre propre chaîne de collecte livre un mobile exploitable sur 25 à 30 % des lignes qu'elle traite, toutes extractions confondues. Le premier chiffre vaut pour cette base-là, le second est une fourchette observée, pas une moyenne de marché. La seule façon de savoir ce que donne votre ciblage est de le faire chiffrer avant de commander.

Non. Le mobile est facturé à l'unité, uniquement sur les lignes où il est effectivement livré. Une entreprise pour laquelle aucun numéro n'a été trouvé n'est pas facturée au titre de ce champ. C'est la conséquence logique d'une couverture partielle : facturer un volume commandé plutôt qu'un volume livré reviendrait à faire payer une donnée absente.

Sur les métiers de terrain, où le mobile est l'outil de travail principal et où l'entreprise a intérêt à l'afficher pour être jointe : artisans du bâtiment, garages, transporteurs, dépannage, commerces de proximité. Elle est nettement plus faible dans les professions qui filtrent leurs appels par un secrétariat ou qui exercent en cabinet structuré. Nous ne publions pas de grille par secteur, parce que cela supposerait des mesures sur chacun ; nous n'en avons que sur deux.

Un numéro publié par l'entreprise elle-même sur son site reste une donnée personnelle dès lors qu'il permet d'identifier une personne, et sa publication ne vaut pas consentement à être démarché. Le régime applicable est celui de la prospection entre professionnels : information de la personne et possibilité de s'opposer simplement. Le cadre complet, avec ses sources, est exposé sur notre page consacrée au RGPD et à la prospection B2B.

// Chiffrer la couverture

Savoir combien de mobiles
votre ciblage contient

Aucune couverture ne se promet à l'avance, mais elle se mesure avant commande. Indiquez-moi votre code d'activité et votre zone, je vous dis combien de mobiles sont réellement disponibles avant que vous engagiez quoi que ce soit.

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